Brèves de lecture

Les Impardonnables

Florence Trocmé

« Les éditions Fario de Vincent Pélissier ont créé une collection exceptionnelle à plus d’un titre, une collection dirigée par Max de Carvalho : « La Bibliothèque des Impardonnables » ainsi baptisée du nom que donnait Cristina Campo aux poètes. Il s’agit d’une anthologie du « domaine français » cher à Valery Larbaud, publiée en réédition originale sous forme de beaux livres de poche, chacun sous étui  : à raison de dix-sept volumes annuels en quatre saisons.
On peut voir la liste des ouvrages publiés en 2017 : Léon-Paul Fargue, Paul-Jean Toulet, Léon Bloy, Catherine Pozzi, Laure, Marceline Desbordes-Valmore, Arthur Cravan, Francis Jammes pour n’en citer que quelques-uns. Le lecteur va de découvertes en découvertes au fil de ces petits livrets élégants, remarquablement édités, sur un beau papier, avec une typographie choisie avec soin. Les textes sont livrés sans commentaires mais au terme de l’année, un dix-septième petit livre vient apporter des précisions bibliographiques et biographiques. On peut acheter les livrets par saison ou par année. »
Florence Trocmé

Voir l’article sur Poezibao

Voir aussi sur Le Flotoir de Florence Trocmé : « nymphéas de la pensée »(2) 9 décembre 2017.

Le Serment de fidélité

HIVER 2017 : Cinq livres, chacun sous étui, réunis sous bandeau. Avec cette livraison d’hiver, dernier quatuor de la collection 2017, la Bibliothèque des Impardonnables conclut sa première année. Le Serment de fidélité réunit deux des plus grandes voix féminines de la poésie française, Marceline Desbordes-Valmore (1786 – 1859) et Catherine Pozzi (1882 – 1934), ainsi que deux visionnaires de la période des « sommeils surréalistes » et de la « métaphysique expérimentale » du Grand Jeu : Robert Desnos (1900 – 1945) et René Daumal (1908 – 1943). Leur dénominateur commun, par des chemins et au travers de voix si différentes ? Le « Très haut amour » célébré par Pozzi en six poèmes sublimes. Sentiments passionnés

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Je vous écris d’un pays lointain

ÉTÉ 2017 :Quatre livres, chacun sous étui, réunis sous bandeau. 1 Avec ses Chansons madécasses (c’est-à-dire malgaches), le chevalier Évariste des Forges de Parny inventait à la veille de la Révolution un genre littéraire que plus tard le Gaspard de la Nuit d’Aloysius Bertrand, puis Baudelaire consacreraient : le poème en prose. Anticolonialiste avant la lettre, ce recueil absolument moderne allie une envoûtante sensualité à une musicalité naturelle qui inspira trois mélodies admirables à Maurice Ravel. Sous couvert d’avoir été « traduit en français », il fleurit loin de toute convention poétique d’époque. Repris en anthologies et de loin en loin réédité, cet ensemble n’avait à ce jour

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La Belle Saison

PRINTEMPS 2017 :Quatre livres, chacun sous étui, réunis sous bandeau. 1 Larbaud et Fargue, en vertigineuse Conversation dans une limousine qui le 2 mars 1911 les emmène, de Saint-Etienne vers Montbrison, visiter les parents de H. J.-M. Levet, font resurgir avec une acuité bouleversante, à travers le kaléidoscope des souvenirs, le monde aboli du Montmartre de leur jeunesse. Ayant jusqu’à ce jour servi de préface aux éditions des poèmes de Levet, ce dialogue lyrique est enfin donné ici pour un poème à part entière, libre aussi bien de n’introduire qu’à ses propres sortilèges. 2 Sonnets torrides prête son titre aux dix « Cartes postales » de

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