Gustave Roud

Nourrie d’une merveilleuse et difficile passion pour un paysage (celui du Haut Jorat) et ses habitants (des amis paysans), la voix de Gustave Roud apporte à la littérature romande, à toute la littérature de langue française, une qualité de lyrisme à la fois puissant et fragile où le bonheur de vivre (et d’écrire) s’emmêle infiniment au sentiment de la solitude et de la séparation (autant dans le monde que dans les mots).

Le repos du cavalier, James Sacré
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Photographie par Gustave Roud : Port-des-prés, vers 1935

Gustave Roud (1897 – 1976), est l’un des principaux auteurs francophones de Suisse, il est principalement connu pour ses proses poétiques. Après la mort de C. F. Ramuz, il a été considéré comme un maître par de nombreux jeunes poètes : Maurice Chappaz, Jacques Chessex, Philippe Jaccottet.  Sa correspondance, son Journal et sa critique témoignent également d’abondantes réflexions sur la littérature et les arts. Faisant sienne une injonction de Novalis – « Le paradis est dispersé sur toute la terre… Il faut réunir ses traits épars » –, Gustave Roud explore inlassablement notre lien à l’invisible et à l’éternité dans l’ici et maintenant, qu’il nomme le « paradis humain ». Publiés deux ans après sa mort, les trois volumes des Écrits (1978) rassemblent ses principaux textes parmi lesquels : Air de la solitude, Petit traité de la marche en plaine, Requiem ou Campagne perdue.
Les éditions Fario ont publié l’un de ses recueils : Le Repos du cavalier.