Nous devrions peut-être nous engager dans la moindre marche avec un esprit d’éternelle aventure sans retour – prêts à renvoyer nos cœurs embaumés comme des reliques vers nos royaumes affligés.

Henry David Thoreau

Serge Airoldi : Le croiseur noir d’Ulysse

François Bon

« Pourquoi dans les époques noires, se sert-on d’une encre invisible ? »

L’AUTEUR
Serge Airoldi est écrivain. Il vit et travaille à Dax.
Journaliste de 1991 à 2008.
Depuis 2009, directeur artistique des Rencontres à Lire, le salon du livre de la ville de Dax
Collabore à la revue Le Festin (Bordeaux). Ecrit aussi pour la revue Fario (Paris) dont il est membre du comité de rédaction.
Outre plusieurs publications en revues (Fario, Phénix, Confluences Méditerranée, Europe, Le Matricule des Anges), des participations à des ouvrages collectifs, d’un texte sur le flamenco (Arte Flamenco, Regards Croisés, avec Juan José Tellez Rubio, Gaïa, 2008) et sur le cirque (Costumes de Cirque, Le Rouergue, 2011), il est notamment l’auteur de :
Les Chevaux, La Fosse aux Ours, 2004
Le Veilleur de Matera, La Fosse aux Ours, 2006
Comme l’eau, le miroir changeant, Fario, 2010
Les Roses de Samode, Cheyne, 2011
Adour, histoire fleuve, Le Festin, 2013
Ma route est d’un pays où vivre me déchire, Fario, 2014
Partir avec le zèbre, L’Arbre à Parole, 2014
Nous cheminons de la forge aux chevaux des nuits, de la marisma, le livre-cosmos à la mine éteinte, Les Petites Allées, 2014
Ces Landes, Le Festin, 2015

Un recueil de poésie est à paraître aux éditions La Tête à l’Envers.

LE TEXTE
C’est par les Rencontres à Lire qu’il propose à Dax chaque année que j’ai croisé l’oeuvre de Serge Airoldi. Et particulièrement Adour histoire fleuve, le chemin fait de la source jusqu’à la mer au long d’un fleuve qui permet à chaque étape une rencontre, et de faire surgir tout un pays dans une prose aussi libre dans les paysages que dans l’expérience sur soi-même qu’elle laisse affleurer.

Mais c’est la marque de l’ensemble du travail de Serge Airoldi, en poésie comme dans le récent Ces Landes, et pour ce que ça implique d’une perception de terrain, ce que je place moi dans lectures et ateliers c’est la marque de ces étonnantes Rencontres dans ce lieu hors du temps qu’est le vieil hôtel thermal de Dax, et sa passion de voyageur.

La surprise, quand je l’ai sollicité pour cet espace revue, qu’il me confie un manuscrit en voie d’achèvement, Rose Hanoï, fait d’une suite d’incursions à la façon des Lettrines II de Gracq, ouvrant les livres, les dictionnaires, arpentant les souvenirs et l’enfance, reprenant les routes des voyages accumulés.

Avec un permanent geste de sauter hors ce qui fonde la littérature, à la fois dans l’expérience de vivre et à la fois dans l’incursion vers les autres arts, peinture notamment.

Serge a accepté que je reprenne ici le premier chapitre, « Le croiseur noir d’Ulysse », du livre en gestation.

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http://tierslivre.net/revue/spip.php?article197