Georges Perros

Né en 1923 d’un père inspecteur dans une compagnie d’assurance et d’une mère fille de paysans, Georges Perros, de son vrai nom Georges Poulot, passe une enfance paisible dans le quartier des Batignolles à Paris. Après plusieurs déménagements, il s’installe à Rennes et s’inscrit au Conservatoire de musique avant de changer d’avis et de choisir l’art dramatique. En 1941, il abandonne l’école pour se consacrer pendant plusieurs années à cet art au Centre du spectacle. Il assiste régulièrement au cours de Paul Valéry au Collège de France et à celui de Vladimir Jankélévitch. Reçu au Conservatoire d’art dramatique, il joue dans de petits rôles. Son deuxième prix de Comédie, obtenu en 1948, lui permet d’entrer à la Comédie française. Il apparaît dans Le Cantique des Cantiques de Giraudoux et dans Le Misanthrope de Molière. Lecteur assidu, il est engagé au TNP par Jean Vilar et devient rédacteur pour la N.R.F. dans les années 1950. Il entreprend alors plusieurs séjours en Bretagne et publie les premiers Papiers collés, Poèmes bleus et Une vie ordinaire, recueils de ses notes de lectures. À partir de 1959, il s’installe à Dournenez, dans le Finistère. En 1971, il obtient le prix Valéry Larbaud, récompensant son oeuvre. Trois ans plus tard, il est récompensé par le prix Bretagne pour “Papiers collés II”. Atteint d’un cancer, Georges Perros meurt à Paris à l’âge de cinquante-cinq ans.

Parmi ses oeuvres posthummes :

  • Lectures pour Jean Vilar, Cognac, Le temps qu’il fait, 1999
  • Pour ainsi dire, Finitude, 2004
  • Dessiner ce qu’on a envie d’écrire, recueil d’œuvres graphiques, Finitude, 2005
  • J’habite près de mon silence, poèmes, Finitude, 2006

Une grande part de ses écrits ont été rassemblés dans un volume d’Œuvres, sous la direction de Thierry Gillyboeuf, Paris, Gallimard, coll. « Quarto », 2017.