Nous devrions peut-être nous engager dans la moindre marche avec
un esprit d’éternelle aventure sans retour – prêts à renvoyer nos cœurs embaumés comme des reliques vers nos royaumes affligés.

Henry David Thoreau


Les saisons secrètes
Madeleine Barthes

Sur Pierre Michon
Jean-Claude Pinson
Trois chemins dans l’œuvre

La Fin de Bartleby
Thierry Bouchard

Un dénuement - Arthur Adamov de Gilles Ortlieb

François - Pierre Bergounioux

Petit traité de la marche en plaine - Gustave Roud

Hanna Arendt & Günther Anders Correspondance 1939-1975

Maurice Ravel - Manuel Rosenthal

La tombe est dans la cerisaie - Arnold Daghani

L.P.P. - Serge Airoldi et Lydie Arickx

MEZZO VOCE - Dolorès Marat

Une main seconde - James Sacré

En attendant la fin du monde - Baudouin de Bodinat

Petit enfer de Turin - Guido Ceronetti

Le Serment de fidélité

Autoportrait de l’auteur en passant - Jean Roudaut

Une littérature de rêve - Jean Roudaut

Gustave Roud : Entretiens

Je vous écris d’un pays lointain

Claude Louis-Combet : Invités de la Nuit

La Belle Saison

Correspondance Georges Perros - Henri Thomas

ceux-là qu’on maudit — Mary-Laure Zoss

Dans le temps — Jean Roudaut

« Faisez pas les cons ! » — Henri Droguet

Ma Judéité — Günther Anders

« L’art n’efface pas la perte. Il lui répond » — Jean-Paul Michel

Les Sentiments du voyageur — Pierre Girard

Le ciel est un grand timide — Thierry Laget

SUMAYMANA — Regina Celia Colônia

Au fond de la couche gazeuse — Baudouin de Bodinat

Mettre en forme et composer le projet d’architecture — Jacques Fredet

Le dernier Varlamis — Thanassis Valtinos

Contre-courant — Thanassis Valtinos

Un désir d’arbres dans les mots — Alexandre Hollan & James Sacré

J’y suis, j’y suis toujours — Lionel Bourg

L’homme sans monde — Günther Anders

Sténogrammes philosophiques — Günther Anders

Guide Bleu — Patrick McGuiness

Blue Birds Corner — Thierry Bouchard

« Nul encore n’a dit » — W.G. Sebald / Peter Tripp

Victor-Marie, Comte Hugo — Charles Péguy

La Violence : oui ou non — Günther Anders

Ma route est d’un pays où vivre me déchire… — Serge Airoldi

Eugène Atget, Poète matérialiste — Baudouin de Bodinat

Arséni Tarkovski — L’avenir seul

Sculptures sans abris - Essai sur Rodin — Günther Anders

Du flou sur les causes — Marlène Soreda

À des années lumières — Marcel Cohen

Rembrandt et les Amazones — Salah Stétié

"Car les grandes villes, Seigneur..." — Inigo de Satrùstegui

Une rose pour Wâdi Rum — Salah Stétié / Gilles du Bouchet

Écrire c’était vivre, survivre
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Lointain prochain — Fernand Deligny

L’Obsolescence de l’homme, TOME II — Günther Anders

La pointe du Raz dans quelques uns de ses états — Georges Perros

comme l’eau, le miroir changeant — Serge Airoldi

Deux écrivains français — Pierre Bergounioux

Gustave Roud — Le repos du cavalier

En attendant la fin du monde

par Patrick Corneau


Un rêve, un vœu peut-être. Des chercheurs isolent l’ADN de Jean-Jacques Rousseau à partir de fragments de sa dépouille collectés dans sa sépulture du Panthéon. Ils le clonent. Et voilà, Jean-Jacques est là, « tel qu’en lui-même enfin l’éternité ne le change plus ». Il observe notre société, ses dérives, ses ridicules, ses monstruosités, son désir si véhément d’en finir en tout et à tout prix… Il ne la juge pas, il la condamne à travers la flamboyance d’un haut style de facture classique, très oratoire, se déployant entre la consolation amère nimbée de nostalgie et les lamentations pleines de colère du thrène antique.

Et c’est le livre que nous avons sous les yeux : En attendant la fin du monde que publient les éditions Fario.
Et c’est Baudouin de Bodinat notre Rousseau de la post-modernité, le grand contempteur du « monde d’après ». Comme vous ne le savez peut-être pas, on ne sait rien de cet auteur rare, secret, inaccessible, auctor absconditus comme le Dieu de Pascal. D’autant plus éloigné que son ire est plus dévastatrice. D’autant plus reclus dans son étrangèreté qu’il est éminemment présent, et avec quelle acuité ! dans la dénonciation de notre quotidienne déréliction. Lire Baudouin de Bodinat c’est se ressuyer, se laver de toute la chiennerie contemporaine. C’est regagner une innocence perdue, recouverte par tant de salissures douces et confortables. On mesure donc l’urgence de cette lecture plus que salutaire : salvatrice. [...]
P. C.

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http://lorgnonmelancolique.blog.lemonde.fr/