Guido Ceronetti, journaliste-philosophe et Turinois de plusieurs mondes

par Samuel Brussell


Dans Petit enfer de Turin, l’écrivain italien prend pour personnage sa ville natale, dont il livre un portrait amoureux au fil de souvenirs, de confidences et de digressions narratives ou méditatives. Promenade avec un maître du fragment.

Le sous-titre de Petit enfer de Turin, le dernier livre de Guido Ceronetti publié en français par les Editions Fario – Feuilles dispersées, restaurées –, conviendrait quasiment à tous les livres de cet auteur protéiforme, journaliste-chroniqueur, homme de théâtre, marionnettiste, aphoriste, romancier, poète, traducteur incomparable du grec, du latin et de l’hébreu, « citoyen de Jérusathènes » comme il se définit lui-même. Ce maître dans l’art de raconter des histoires toujours vraies, même si l’imagination leur donne des couleurs, fait partie de ces écrivains de la confession du moi intime et généreux – tels Montaigne, Stendhal ou Proust – qu’il est impossible de dissocier de leur œuvre : il faut l’accompagner dans ses promenades en le lisant. On lui sait gré de nous faire voyager et prendre l’air.

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