Sur la Correspondance Georges Perros - Henri Thomas

Par Jacques Lèbre


C’est lorsque je ne sens pas quelqu’un derrière ce que je lis qu’un livre me tombe des mains. Ce n’est jamais le cas avec des correspondances. Les lettres qui ont la vie pour toile de fond sont sans doute les bribes d’un roman qu’on ne lira jamais, mais derrière chacune d’elles on sent la personne qui les a écrites – avec tous ses affects. Elles témoignent aussi de l’éloignement des deux épistoliers : « ma géographie ne tient aucun compte des grands centres. », écrivait Henri Thomas (dans une lettre à Armen Lubin). Le peintre Simon Hantaï le disait d’une autre façon : « Je me suis retiré du centre, parce que vouloir se placer au centre n’a aucun sens, interdit d’avoir une vision critique. » Lorsque la correspondance commence, en 1960, Georges Perros a quitté le Paris littéraire pour la Bretagne tandis qu’Henri Thomas s’en éloigne régulièrement — pour exister ailleurs. [...]
J.L.

L’intégralité du texte de Jacques Lèbre est à lire dans Europe n° 1058-1059-1060 / juin-juillet-août 2017.